Jeu de Rôle: Le Seigneur des Anneaux v.2

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un bivouac en Mordor

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Dariane




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Localisation (en jeu) : gondor
Emploi (en jeu) : guerrier chaman,Rôdeuse du Gondor, compagnie de Farami II

MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Mer 14 Mar - 13:02

A peine réveillée, Dariane se sentit fraîche et vigoureuse, prête au combat. Elle rassembla ses affaires tandis que les rôdeurs se regroupaient, puis elle distribua la décoction préparée la veille. Les hommes auraient au moins ça dans le ventre.

Le départ donné, ils parcouraient le chemin qui les séparé de leur victimes rapidement, courbé, caché par les roches, maintenant leurs effets contre eux pour éviter tout bruit suspect. A point de rendez-vous, ils se séparèrent en silence, confiant paquetage et vêtement en sus aux quelques rôdeurs surveillant leur arrière. Dariane tira son épée hors de son fourreau et toujours courbée, suivit d’Anginnas et de Felmir, un vigoureux gaillard à la peau tanné par les années d’expérience du combat, se faufila en direction de la tour de guet. Arrivée a destination, elle aperçut Faramir de l’autre coté. Il s’emblait bloqué par la présence d’un patrouilleur. Bien à l’abri dans leur grotte, le groupe mené par Dariane était hors de portée de la vision des orcs, mais elle ressentait l’impatience du combat en elle, son arme réclamait sa part de sang et son esprit aiguisé était tout tourné à l’action. Elle se savait prête, aussi quant des bruits de dispute montèrent à ses oreilles, elle se précipita vers la porte de la tour.

Elle ouvrit cette dernière avec un grand coup d’épaule, l’épée dressait. Les cinq orcs présent furent légèrement éblouit par la brusque luminosité extérieure, et surprit par l’intrusion du groupe, n’eurent guère de temps pour réagir. Dariane fonça sur l’orc le plus éloigné de la porte, lui portant un coup mortel, il tomba au sol sous la violence du coup et dariane se retournait déjà vers sa deuxième victime. L’orc en face d’elle brandit son arme et vint à la rencontre de la lame de la jeune femme. Elle para et prenant l’orc de vitesse retourna son vieux sabre recourbé dans son bas ventre, se servant de son corps comme d’un bouclier. Un cris rauque lui fit relevé la tête, un orc gigantesque se trouvait face à elle, il semblait être le chef de cette escouade, et il brandissait une épée à deux main au dessus de sa tête, visant Dariane. Avant qu’elle ne puisse réagir, Felmir décocha une flèche qui se figea sous l’aisselle du géant, déstabilisant son coup qui, en chutant, frôla l’épaule de Dariane. Toujours maître de la situation, Dariane donna un coup d’estoc dans les jambes de l’orc alors que Felmir, agile lui tombait sur le dos, une dague à la main. Avant que le chef n’atteigne le sol de tout son corps, un flot de sang en provenance de sa gorge annoncer sa mort. Felmir se releva et ils se retournèrent vers la porte, Anginnas avait les deux derniers cadavres à ses cotés et il essuyait sa lame souillée, affichant un sourire satisfait. Il avait bien accomplit sa part de travail et avait assuré les arrières de Dariane. N’ayant pas peur du danger, Daraine avait la sale habitude de foncer dans le tas sans se soucier de ce qui se tramer dans son dos, et elle était heureuse de savoir le mercenaire près d’elle. Elle lui renvoya son sourire, mes ses yeux restaient dure et froid dans la perspective de la suite des combats.

Mais déjà Faramir apparaissait à la porte de la tour, l’air inquiet. Elle le rassura d’un sourire et entreprit à son tour de nettoyer sa lame. Il s’approcha d’elle et lui mit la main sur l’épaule, la regardant profondément. Elle soutint son regard vide de toute chaleur, seul un léger sourire timide éclaira son visage. Mais déjà un léger sifflement se faisait entendre, annonçant la réussite pour tout les membres de l’attaque.

Il nous faut continuer…

Je te suis mon âme, ta guerrière est derrière toi…

Et ils sortirent tous, convergeant vers le centre du campement orques.
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Faramir




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Jeu 15 Mar - 10:52

« Ok allons-y fit-il. »

Il émit un petit sifflement et il vit de ses yeux perçant dans la lumière croissante les autres groupes de rôdeurs descendre vers le camp des orcs endormis. Ils avancèrent jusqu'à la périphérie du camp. La moitié des rôdeurs se déployèrent sur les hauteurs d’autres attendaient tapis a la lisière. Faramir vit une vision qui le remplit de haine. Ses compagnons d’armes étaient pendus par les pieds, les corps étant atrocement mutilés. Il mit sa main devant sa bouche en signe de silence puis il avança seul dans le camp orc. La il s’arrêta devant un orc endormit. Il semblait seul et Faramir s’approcha son visage à deux millimètre de l’immonde créature. La sentant la cher humaine, elle se réveilla et écarquilla les yeux :

« Bou fit Faramir »

Et alors que l’orc commença à crier il lui trancha la gorge net. Derrière son groupe arriva en force. Alors Faramir siffla et une tornade de flèche s’abattit sur les orcs qui se réveillaient en sursaut. De tous les cotés des hurlement se firent entendre. Les rôdeurs déboulèrent dans le camps et commencèrent le combat aux corps a corps. Faramir pris la hache de l’orc qui venait de tuer et tua un orc puis deux puis trois. Ensuite il la lança sur un autre qui s’enfuyait. Il continua son massacre :

« Pour Faradan ! Pour Elmir ! Pour moi ! »

A chaque foi qu’il frappait on voyait sa haine dans les yeux. Les rôdeurs sur les hauteurs étaient venus se joindre à la mêlée. Mais une flèche le heurta brutalement dans l’épaule droite. Devant lui un grand chef orc tenait un arc bandé. Il tira de nouveau et la flèche perça sa cuisse droite. Faramir se mit a genoux. Une dernière flèche lui transperça l’autre épaule. Alors il s’approcha plein de confiance, bandant son arc a deux centimètre. Mais Faramir réunit ses dernières forces, il écarta d’un coup violent l’arc et il planta dans le ventre de l’Uruk-Kai son épée. Celui-ci le repoussa alors et Faramir tomba en hurlant sur le dos. L’Uruk-Kai dégaina son épée pour en finir avec lui mais a ce moment précis deux épées s’abattirent sur le chef tranchant net sa tête. C’était Dariane sa femme et Anginnas le mercenaire qui venait de la sauver. Dariane s’agenouilla vers Faramir. Il mit sa tête sur son sein :

« Mon amour fit-il, je t’aime si fort, j’ai tellement peur de te perdre. Il fait si froid. »

Sa vue se brouilla tous devint noir puis il s’évanouit.
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Je suis Faramir II et à mon tour j'amenerais les soldats du Gondor
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Anginnas




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Jeu 15 Mar - 21:52

Les rôdeurs et le mercenaire qui combattait à leurs côtés se fondirent telles des ombres dans les reliefs. Ils se rapprochèrent très vite du camp orc.
Mais quand Faramir intima l'ordre à la troupe de rester en arrière, s'avançant seul, Anginnas serra le poing à s'en blanchir les phalanges rageant en son for intérieur. C'était un geste idiot guidé par la haine, compréhensible certes, mais qu'il ne fallait pas utiliser de cette manière. Il se glissa pour cette raison le long du périmètre qui délimitait la combe, restant le plus près possible du capitaine des rôdeurs.

Soudain celui-ci se redressa et surprit un orc, le faisant hurler sous la surprise et la douleur, ce qui donna le signal tant aux rôdeurs qu'aux orcs. La bataille s'engagea avec violence en un instant. Faramir s'enfonçait déjà guidé par le désir de vengeance au milieu du camp orc, se taillant un chemin avec une lourde hache. Loup Solitaire avait bondit dès le début du combat sur ses arrières, et bien que Faramir ne put le voir, il coupa le chemin de nombreux orcs qui voulurent l'attaquer par derrière. Il se mouvait avec souplesse et vivacité, l'oeil saisissant chaque mouvement avec lucidité. Sa longue lame courbe déviait épées et haches avant de donner de rapides coups mortels. Il se déplaça ainsi le visage glacé, semblant danser avec les orcs qui tentaient d'abattre cet homme qui protégeait le chef de leurs ennemis. Une danse mortelle, et brutale.

Parant, esquivant, tranchant, taillant, Anginnas ne prétait aucune attention à l'attaque. Il savait que les rôdeurs sauraient la mener, lui devait sauver leur chef, et c'était un tout autre combat bien plus difficile étant donné l'état de ce-dernier. Une lame faillit lui ouvrir l'arcade. Il se baissa, donna un coup de taille sur le genou de l'orc, ce qui le projeta à terre, et lui ouvrit la gorge. Il bondit aussitôt en arrière coupant la tête d'un orc qui s'était glisser dans son dos d'un revers efficace.

Mais c'est à ce moment qu'il perçut le cri de douleur de Faramir. Il se retourna, le voyant poser la jambe à terre, une flèche plantée en travers. Le mercenaire jura en parant un coup sournois. Il repoussa l'assaillant avec fureur et courut vers Faramir qui était à présent à terre, un chef orc au dessus de lui. En deux pas il fut sur lui et son épée siffla, sectionnant net la tête de l'orc qui s'était raidit sous le coup du rôdeur. Les deux lames de Darianne et de Loup Solitaire se croisèrent en cet instant. Leurs regards eux aussi, brièvement. Mais aussitôt la jeune femme s'agenouilla à côté de son époux. Un rapide regard permit au mercenaire de saisir leur situation dans son entier. Les rôdeurs étaient bien partis pour massacrer les orcs mais ceci se rassemblaient au centre de la combe et... autour d'eux. Darianne penchée ainsi n'était pas attentive au combat, toute son attention, sa peur, dirigée vers Faramir. C'était ce qu'il avait craint...
Il hurla aussitôt d'une voix puissante et autoritaire:

"Par ici Gondoriens ! Protégez votre capitaine ! Brisez le cercle ! "

Les rôdeurs réagirent à toute vitesse chargeant le flanc des orcs qui les encerclaient le plus mince. Mais en même temps Anginnas dut se débattre comme un loup acculé pour protéger Faramir et Darianne des orcs qui tentaient de les achever. Il bondissait de tous côtés sa lame poisseuse de sang sifflant dans l'air, véritable faucheuse impitoyable. Sa respiration s'accélérant sensiblement. La peur se fit voir dans plusieurs des visages orcs devant un adversaire aussi déchainé et redoutable.

Une lame vint cependant percer la joue de Darianne, laissant une profonde estafilade.


"Debout je ne peux tous les retenir seul ! Protégez le, protégez le ! Ne vous éloignez pas !"

C'était le mercenaire qui lui avait crié cela, donnant des ordres à celle dont il était sensé être le subordonné. Mais dans le chaos du combat seule l'expérience et l'art de la guerre restait, si tant est que l'on pouvait parler d'un art...
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Dariane




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Jeu 15 Mar - 23:25

Ressortant de la tour, Dariane et son groupe suivirent Faramir à distance. Autour d’eux apparaissaient les rôdeurs du Gondor assoiffés de vengeance. Certains prenaient position dans les hauteurs, tandis que les autres, tel des loups, avançaient silencieusement, tirant leur lame de leur fourreau, les visages tendus, les remords oubliés.

Ils laissèrent Faramir avançait en premier, c’est à lui que revenait l’honneur de lancer le raid, lui leur grand Capitaine qui les mènerait à la victoire. Il se baissa et l’instant suivant annonça l’attaque. Faramir se redressa, le visage déformé par la haine, sa lame rougie par le sang de sa première victime, hurlant sa douleur et sa colère. Ses hommes se ruèrent hors des fourrés, tuant les orcs alors qu’ils ne pouvaient réagir.

Dariane s’élança en même temps que les autres, joignant sa voix aux cris des hommes, aux râles des orcs. Très rapidement, il régna un chaos dans le campement ennemi, mais les orcs se relevèrent de leur première surprise et le combat se forcit. Dans son champ de vision, Dariane veillait sur Faramir et sa folie meurtrière, se sachant couverte elle-même par le mercenaire. Elle tailladait les chairs, perçait les corps, enlevait la vie à ses monstres, ses yeux lançaient des éclairs, et sa peau ne sentait pas les coups. Aussi, lorsqu’elle le vit flancher, elle dirigea son regard en provenance du trait qui avait fait chuter son amant. Un gigantesque Uruk-Kai, sûrement le chef de ce campement, menaçait de son arc, tirant coup sur coup sur Faramir. Dariane repoussa le cadavre empalé sur son arme du plat du pied et se retourna vers l’Uruk-Kaï, traversant le champ de bataille d’un pas décidé. Elle se mit à courir lorsqu’elle vit le monstre levait son arme après que Faramir lut blessé. Fessant tournoyer sa lame, elle l’abattit sur le cou du chef, en même temps que la lame d’Anginnas. Une gerbe d’étincelle précéda la chute de la tête, mais Dariane n’attendit pas que le corps suive pour se porter au chevet de son homme. Celui-ci l’agrippa et lui dit dans un souffle :

« Mon amour fit-il, je t’aime si fort, j’ai tellement peur de te perdre. Il fait si froid. »

« Ferme la, garde tes forces ! »

Mais ses conseils furent vains, le brave Faramir était dans les bras d’ NÀMO. Un instant passa et le temps s’arrêta, seule, son amour dans les bras, plus rien ne comptait. Ce fut une violente douleur à la joue qui la ramena à la réalité. Son sang ne fit qu’un tour et elle se retourna plongeant la lame de sa dague dans le corps du responsable. Puis levant les yeux, elle aperçut Anginnas. Il se battait tel un lion, sur un monceau de chair orcs, pour les protéger. Les hommes du Gondor arrivant à la rescousse.

« Menez le à l’abri du combat, et protégez le ! »

Hurla t elle en se saisissant de son arme pour lui prêté main forte. Puis hélant un jeune rôdeur :

« Fadein, aide ton Capitaine et pose lui ton cataplasme ! Ensuite cours chercher mes simples au campement, action ! »Commanda t elle

Se retournant vers le campement orque, elle analysa rapidement la situation. Les orcs privés de leur chef commençaient à fuir. Lançant le sifflement du ralliement, elle ordonna à la moitié des hommes valides de leurs donner la chasse :

« Qu’aucun des ces porcs ne survivent, pourchassez les, tuez les au nom de Faradan, Eldir et de Faramir votre capitaine, au nom du Gondor, achevez les ! »

Les hommes s’élancèrent à la poursuite, et Dariane se retourna vers le mercenaire couvert de sang. Elle lui saisit l’avant bras en signe de remerciement mais ce qu’elle avait a lui dire était son premier ordre entant que seconde de Faramir.

« Veuillez prendre la tête de ce détachement, nous nous retrouverons au sommet du col que vous nous avez déjà fais passé…Bonne chasse et revenez nous entier, j’apprécie votre valeur et votre compagnie ! »

Seuls ses yeux souriaient, mais son visage était fermé, ensanglanté, fatigué et autoritaire. Elle se retourna pour s’occuper du corps de son homme. Après l’avoir soigner et fait fabriquer un brancard, Dariane ordonna le replis vers les monts sombres, en direction du col.
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Dariane




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Ven 16 Mar - 14:25

Arrivé au dernier campement qu’ils avaient occupés, retrouvant les trois hommes en charges de la garde des effets des rôdeurs, Dariane se chargea des faire le tour des hommes et fit un rapide point de la situation. En plus de Faramir, cinq autres hommes étaient blessés, dont deux grièvement. Cependant, avec l’aide des autres, ils pouvaient marchés. Dariane vérifia les bandages de ses hommes puis elle se concentra sur l’état de santé de Faramir. Toujours évanouit, de fines gouttes de transpiration perlaient sur son front, trahissant une montée de fièvre. Son organisme luttait mais Dariane ne savait combien de temps cela durerait. Même avec sa connaissance des plantes, des soins urgents lui était nécessaire. Elle renouvela ses applications et donna le signal du départ. Une pluie fine les accompagna, effaçant leurs traces mais alourdissant les vêtements, rendant la marche lente et pénible.

Dariane envoya en amont cinq rôdeurs, ayant pour consigne de leur ouvrir la voie tout surveillant le chemin et les environs. Puis elle enseigna les simples au jeune Fadein, l’envoyant à la recherche des rares plantes poussant dans cette contrée désertique. En arrière garde, Dariane confia la sûreté du groupe au vieux Felmir, lui accordant sa confiance dut à son expérience, accompagné par deux autres hommes qu’il prit soin de choisir. Le reste de la compagnie resserrèrent les rangs pour encadrer leurs blessés, prenant à tour de rôle Faramir, les blessés ou les paquetages. Dariane ouvrait la marche, mais elle se retournait souvent, surveillant le corps de son amant, sa respiration et la montée de la fièvre.

Elle était soucieuse, marchant la tête basse, la pluie dégoulinant le long de ses cheveux, lavant le sang de sa cuirasse et de sa plaie. Elle avait entièrement confiance en ses hommes et ils lui rendaient bien, ayant prouvé sa valeur au combat et en prenant le relais de leur Capitaine.

Malgré leur lente progression, ils atteignirent le bas de la cote accédant au col qui leurs permettraient de redescendre sur le Gondor. Accordant une courte pause aux hommes pour qu’ils se restaurent, Dariane refit à nouveau les bandages des hommes, prépara une nouvelle décoction qui leurs permit de renouveler leur force et ils attaquèrent la dure montée. Leur progression serait lente et dangereuse, la pluie n’arrangeant pas l’adhérence. Dariane se retourna une dernière fois vers l’horizon, essayant de deviner à travers l’épais rideau de la pluie, la présence de ses chasseurs, et de leur chef par omission.

Anginnas, que faites-vous, j’ai besoin de vous ici, je ne sais si j’aurais la force d’y arriver seule…

Puis, se retournant, elle monta à la suite du brancard de Faramir
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Anginnas




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Ven 16 Mar - 18:56

[HRP : Pas Anginnas, Loup Solitaire Razz ]

Le mercenaire accueillit avec soulagement le retour de Darianne à la réalité du combat. Il pouvait soudain préciser ses coups et ses parades, n'ayant plus qu'à se charger d'un côté de la défense. Mais les rôdeurs se frayaient déjà un chemin jusqu'à leur capitaine. Les lignes orcs commencèrent à faiblir, perdant en détermination. L'offensive des gondoriens eut raison de leur dernière résistance et ils tournèrent les talons, seule une petite arrière garde reculant craintivement pas à pas.

Loup Solitaire s'essuya le front de sa manche, reprenant son souffle, pendant que Darianne donnait ses ordres. Il rengaina cependant rapidement son épée, se saisissant de son arc. Les orcs n'étaient pas encore sortis de la combe. Il encocha une flèche et tenta de stabiliser sa visée malgré sa respiration encore irrégulière.
Le trait fut mortel, l'un des orcs s'écroulant. Il vit aussitôt d'autres rôdeurs l'imiter, abattant encore quelques fuyards avant qu'ils ne puissent sortir de la combe.

Il se retourna alors vers Faramir, observant son état. Mais ce fut le regard de Darianne qu'il rencontra gravement. Il inclina la tête en réponse au geste de cette dernière. Acquiesçant de la tête à ses ordres, il prit une grande goulée d'air. Après tout il était à leur service en tant que mercenaire. Il s'écria d'une voix forte :
"En avant !"

Et les rôdeurs qui étaient chargés de la poursuite s'élancèrent à sa suite, courant en foulées régulières pour ne pas s'épuiser. La traque commençait.

Ils franchirent le haut de la combe, disparaissant aux regards des autres. Le mercenaire s'arrèta un moment en haut, observant avec les rôdeurs les trâces des fuyards, le chemin qu'ils allaient probablement prendre et la configuration du terrain.
*On a de la chance ils ne se sont pas éparpillés... Erreur fatale.*

Ils repartirent aussitôt. Chaque homme avait remis ses armes au fourreau ou son arc sur ses épaules pour ne pas être encombrés. Tous sauf les quatre de tête plus le mercenaire. C'étaient les plus endurants et les moins éprouvés qui couraient l'arme au clair pour éviter d'être surpris par une embuscade éventuelle destinée à couvrir la fuite.

Ainsi commença une longue matinée de chasse. Le premier groupe d'orc fut rejoint moins d'une heure plus tard. C'étaient les plus lents ou ceux qui étaient légèrement blessés et ils furent massacrés par les rôdeurs sans offrir beaucoup de résistance. Cependant Loup Solitaire et cinq autres hommes évitèrent le combat en contournant les orcs pour ne pas perdre de temps.
Ils sillonèrent leur route de signes réguliers, reprenant un rythme de marche, bien que ce soit d'un pas rapide. En effet courir encore aurait signifié s'épuiser totalement déjà qu'ils n'étaient pas frais. La piste n'était pas facile à suivre dans cet envirronement désseché et il leur fallait souvent grimper de hauts rochers pour suivre les fuyards à vu.

Ils rattrapèrent petit à petit d'autres petits groupes de retardataires. Ce ne fut qu'en fin de matinée que le dernier groupe, contenant les orcs les plus robustes fut rattrapé. Les rôdeurs n'étaient que cinq, le mercenaire inclus, en avant garde. Ils encerclèrent les orcs qui s'étaient arrêtés, conscients d'être serrés de trop prêt. Ils réussirent à les contenir à l'intérieur d'un périmètre établi pendant que le reste des pisteurs arrivait. Ils tombèrent de tous côtés sur les orcs après une volée de flèches meurtrières. Un seul parmi els hommes fut blessé et encore légèrement.
Au total quatre des poursuivants avaient subi des blessures, mais aucune n'était meurtrière.

Loup Solitaire leur accorda alors un repos de deux heures après avoir mis quelques distances par rapport au lieu du combat. Leur traque les avait éloigné de leur futur chemin. Ils avaient beaucoup de lieues à parcourir avant d'atteindre le col. Ce fut pourquoi le mercenaire accorda un repos conséquent aux rôdeurs pour qu'ils regagnent une partie des forces qu'ils avaient laissés dans le combat. Ils constituèrent deux groupes, l'un escortant les blessés tandis que l'autre partait en avant garde, constitué des hommes les moins fatigués, et surtout indemnes. Il fut convenu que l'avant garde sillonerait régulièrement le chemin à parcourir de signes qui guideraient les autres.

Et c'est ainsi que démarra la longue marche de l'après midi. Anginnas menait l'avant garde à un rythme infernal. Il se doutait que l'état de Faramir était critique et voulait rejoindre Darianne et les autres le plus vite possible.

Mais la pluie se remit à tomber... La pluie qui rendrait impossible la descente sur l'autre versant avec en plus le poids d'un homme à porter. Il la maudit silencieusement, maudit cette terre infâme, et ne ralentit pas. Ils attinrent le campement déserté juste avant la tombée du jour. Ils se reposèrent un court moment avant d'attaquer l'ascension de la route du col. Leurs muscles étaient durs et fatigués.

La nuit venait de s'installer sous un rideau de pluie faiblissante lorsqu'ils attinrent le bas de l'ascension à proprement parler. Les traces étaient claires. Les rôdeurs s'étaient arrêtés là il y avait quelques heures. Mais les hommes étaient épuisés, et le mercenaire n'échappait pas à la règle. Le dernier effort pour parcourir cette distance à grande vitesse les avaient éreintés.
Bien qu'aucun des rôdeurs ne voulurent le reconnaître, lui le voyait et le ressentait. Il devait prendre une décision. Soit continuer et risquer de rater une intersection et de trébucher ce qui pouvait être mortel dans les deux cas, soit s'arrêter à cet endroit et laisser la nuit passer en récupérant des forces.

Mais alors qu'il penchait plus pour prendre un repos mérité, il aperçut plusieurs timides lueurs à quelques centaines de mètres au-dessus. Fermant les yeux pour essayer de rassembler ses dernières forces il se redressa péniblement. Intimant aux autres rôdeurs d'attendre le groupe principal en préparant un campement de fortune pour les accueillir, notamment les blessés, il repartit en serrant les dents. Un des rôdeurs nommé Gaendir, un gaillard qui avait semblé infatigable tout au long de la journée, l'accompagnait. Les deux hommes pénèrent côte à côté. Chaque pas était une épreuve et les muscles de leurs jambes semblaient vouloir les lacher à chaque mètre qu'ils grimpaient. Un véritable supplice que seul l'entraide des deux hommes permit de vaincre.
Ainsi après maintes glissades, ils attinrent le camp de Darianne.

Les guetteurs les aidèrent à rejoindre le centre du camp auprès du feu qui prenait difficilement, protégé par une toile. Mais Anginnas, avant même d'être assis, leur demanda de réveiller Darianne. Il devait lui parler et maintenant. Les décisions ne pouvaient attendre le lever du jour.


[HRP: Ouhlà je vais en faire un roman un de ces jours...]
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Dariane




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Sam 17 Mar - 16:52

[HRP : désolé pour Anginnas, en avait marre de l’appeler le mercenaire ou Loup Solitaire ; cependant, Dariane n’a qu’un N. lol !]

L’ascension avait été pénible pour tous, ils devaient éviter de glisser sur le sol glissant. L’obscurité naissante avait accentuée la difficulté et Dariane ne pouvait faire confiance qu’en la capacité des rôdeurs pour retrouver la sente. Le poids des vêtements gorgés de pluie ajouté à la fatigue générale fait que les hommes du gondor accomplissaient un véritable exploit. Les porteurs se relayaient au brancard de Faramir, l’homme n’ayant pas repris ses esprits.

Une fois arrivait au col, tous s’étaient effondrés, épuisés. Dariane avait dut puiser dans ses réserves pour remotiver ses troupes, organisant le camp et les taches. Les hommes s’activèrent une fois de plus, mais Dariane sentant la lassitude, commença à mettre en place les tours de ronde, resserrant le cercle autour des hommes blessés. Vidant son sac de simple, elle envoya le jeune Fadein faire le tour des hommes, préparant les dernières décoctions et autres onguents. Après les soins, Dariane le laissa se reposer, veillant et soignant elle-même son homme.

« Tiens bon, Faramir, tiens bon. Je te promets de tout faire pour te ramener à Minas Thirit. On te soignera là-bas, bat-toi pour tenir jusque là ! »

Après que Fadein ai prit un peu de repos, Dariane s’accorda un moment de répit et ferma les yeux. L’épuisement et le concert donné par la pluie battant la toile, emmenèrent Dariane dans le monde des songes. Son esprit quitta son corps, mais elle n’était pas effrayée, elle maîtrisait cet état. Les filaments de son esprit recherchèrent celui de son amant, fouillant dans les méandres ténébreux du monde des morts. Après une descente lente et langoureuse, elle atteint un niveau de conscience lui permettant de le localiser, examinant son enveloppe extérieure, touchant son âme de son empreinte, elle redonna un souffle de vie dans sa carcasse brisée, remplissant sa boite crânienne de l’écho de sa voix.
« Tiens, il faut que tu tiennes ! »Le gravant dans sa volonté au point de devenir une obsession. Elle se glissa dans son corps, ressentant tous ses centres vitaux, il semblait hors de danger, sa fièvre s’étant stabilisé pour le moment, mais le mauvais temps différé son rétablissement.

Elle aurait voulut se prélasser dans cet état, ne ressentant ni douleur, ni angoisse, mais le bruit de pierre roulant, de pas d’homme épuisés, de souffle court, la tira hors d’elle. Elle se redressa d’un bond, le souffle court et le cœur battant. Elle passa la tête en dehors de l’abri offert par la toile tendue, alors que l’on venait la quérir.
« Le maître Loup vient d’arriver, et vous demande, Madame ! »Dariane regarda Fadein et lui demanda de veiller son capitaine, ne commentant pas le titre qu’il venait de lui donner. Elle alla à la rencontre du mercenaire, prenant au passage un bol de bouillon fumant.

Arrivée à sa hauteur, Dariane lui saisit l’avant bras et le guida sous une toile proche. Là, s’agenouillant, elle lui tendit le bol chaud.

« Avant de parler, buvez et récupérez un peu ! »Commanda-t-elle. Son sourire était franc, et ses yeux fatigués et soucieux, renvoyés la reconnaissance et le plaisir de le retrouver. Alors qu’il finissait de boire, Dariane parla :

« Je suis heureuse de vous revoir, loup solitaire, mais je ne vois qu’un seul homme avec vous, avez-vous subit tant de pertes que ça ?
Ou sont-ils derrière vous, si c’est le cas, j’enverrais des hommes les guider et les aider. Nous devons nous regrouper le plus rapidement et attendre une amélioration de la météo. Si ce n’est pas le cas en milieu de matinée, je prends le risque de nous remettre en route malgré la pluie. Faramir ne tiendra pas longtemps sans soins plus efficaces. Mais faites moi, plutôt votre rapport, à l’issue, vous irez prendre du repos…mérité ! »

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Anginnas




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Sam 17 Mar - 20:24

[HRP : Désolé je sentais mieux le "nn" Laughing ]

Lorsqu'il vit Dariane approcher, le mercenaire se releva en étouffant un grognement. Il mit un point d'honneur à se tenir droit devant la jeune femme malgré la fatigue sous laquelle ployaient chacun de ses muscles.

Mais il était trop épuisé pour résister à la traction qu'elle exerça sur son avant bras et se laissa guider dans la tente. Une fois à l'abri il accueillit le bouillon avec plaisir. Ce ne pouvait que lui faire du bien.
Il but le plus lentementpossible pour bien profiter de la nourriture chaude qui lui réchauffait le corps.

Il écouta Dariane pendant ce temps, réfléchissant à ses paroles. Prenant son temps avant de répondre, il le fit la voix posé, entièrement maitrisée pour qu'elle ne montre pas en elle même son état de fatigue.


"Notre chasse s'est bien déroulée, quoique elle fut éprouvante. Tous les orcs sont morts tandis qu'aucun des votres n'est tombé. Cependant il y a eu des blessés. C'est pour cela que nous nous sommes séparés en deux groupes. Les hommes qui étaient avec moi dans le premier se sont arrêtés à quelque distance en contrebas pour préparer un camp afin d'accueillir les blessés. Il vaut mieux n'aller les aider que demain. Ils n'auront probablement pas la force de monter jusqu'ici tant la marche a été éprouvante. Et je ne parle pas à la légère. "

Il laissa passer un silence, étandant ses jambes et fermant les yeux à moitié. Enfin il reprit.

"Quant à repartir demain ce serait suicidaire. Au lieu d'avoir un blessé, gravement peut-être mais en vie, vous aurez à vous reprocher des dizaines de morts. Des morts parmi des hommes qui vous font confiance, que vous guidez. Et encore avec une très faible chance d'amener le blessé, Faramir, à bon port.
Et cela pour deux raisons. La première ce sont les roches qui seront glissantes. Croyez moi j'ai l'expérience de ces terrains, ils sont déjà dangereux sans être mouillé mais lorsqu'ils le sont même pour des hommes aguerris le risque fait plus que doubler. Alors s'ils doivent en plus négocier le poids d'un homme inconscient c'est suicidaire.
La seconde raison est la fatigue des hommes. Ils sont tous éprouvés et d'autres arriveront dans la journée demain, avec une grande lassitude en eux. C'est la porte ouvertes aux erreurs lors qu'ils vont vouloir négocier la descente. Et une erreur en terrain glissant signifie la mort dans les passages qui nous attendent dans la descente.

Ces deux raisons ajoutées rendent cette descente impensable tant que le sol est trempé. Il faut s'y résoudre. La patience est un maître mot, quelle que soit la difficulté de la respecter."


Le mercenaire croisa les bras, sachant que ce qu'il avait dit n'allait pas être accueillit avec plaisir par Dariane. Il resta pourtant ferme, sachant qu'il avait raison. La passion faisait parfois oublier la raison... malheureusement.
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Dariane




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Dim 18 Mar - 2:00

Dariane écoutait le mercenaire, remarquant ses traits tirés et ses muscles contractés par la fatigue. Alors qu’il avait fini, elle prit la pause, laissant son esprit analyser toutes les données, puis elle prit la parole d’un ton posé et ferme :

« Il est vrai que partir à l’aube ou bien en fin de matinée serait déraisonnable pour tout le monde, même si la santé de Faramir me préoccupe. Les hommes ont besoin de repos et si la pluie peut cesser entre temps, serait un plus. De plus mes réserves de simples sont à secs, et il y a encore des blessés à soigner. J’enverrais des hommes chercher ceux qui sont en bas, et Fadein aura pour mission de me ramener ce que cette terre stérile veut bien m’offrir. Yavanna ne peut nous laisser ainsi et je sais que nous ramènerons tout le monde, avec ton aide. Mais pour le moment, il te faut du repos. Trouve toi un endroit chaud et sec, et retrouve tes forces, nous en aurons besoin. »

Le mercenaire acquiesça et se levant, pris congés. Alors qu’il passait à sa hauteur, Dariane tourna la tête en sa direction et lui dit :

« Merci pour ton geste, ce matin, va et repose toi, Loup Solitaire »

L’homme marqua l’arrêt mais n’ajouta rien. Un temps passa ou ni l’un ni l’autre ne brisa le silence chargé en respect et en reconnaissance, puis il reprit son chemin, cherchant un coin ou s’endormir.

Dariane retourna auprès de Faramir. Après avoir vérifié la stabilité de son état, elle déposa un baiser sur ses lèvres, murmurant :
« Tiens, Faramir, fils d’Echtelion III, tiens bon, mon Amour »

Puis, elle s’allongea à ses cotés, se collant à lui, transmettant le peu de chaleur que son pauvre corps meurtrie et fatigué pouvait encore offrir.

« NÀMO , laisse le s’échapper, libère tes liens, accorde lui le droit de vivre à nouveau, ESTË , laisse lui boire à ta fontaine, que le printemps rejaillisse en son cœur, YAVANNA, protège nous et cache nous de nos ennemis. »
Malgré sa douleur et ses responsabilités, la fatigue eut rapidement le dessus et Dariane sombra dans un sommeil réparateur.
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Anginnas




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Lun 19 Mar - 17:51

[HRP : Essaie de ne pas trop faire agir mon personnage stp, même si ça respecte globalement sa personnalité. Smile Merci d'avance Wink ]

Le mercenaire écouta les décisions prises par Dariane. Il avait exposé les faits et donné son avis. A présent il n'avait plus qu'à écouter les décisions qui seraient prises. Il lui était arrivé plus d'une fois de ne pas se plier aux décisions de ses chefs successifs, quand elles étaient suicidaires par exemple, mais cette fois-ci il n'en eut pas motif.

Il remarqua toutefois le passage au tutoiement alors qu'ils ne se connaissaient que de quelques minces jours, et qu'il était toujours un mercenaire mystérieux engagé pour les aider, mais n'en dis rien. Peu lui importait la façon dont elle s'adressait à lui tant qu'il n'y avait pas d'affront aux entournures.

Il se leva donc avec effort et la salua brièvement de la tête, d'un geste que l'on fait à son frère d'arme pas à son capitaine. Ceci dit il n'y avait pas d'ironie dans son salut, rien que des sentiments fraternels honnêtes.

Alors qu'il allait sortir de la tente il l'entendit ajouter quelque chose et tourna le regard vers elle.
Alors elle l'avait remarqué... Leurs yeux se rencontrèrent, les deux regards fixés l'un dans l'autre. Puis lentement, il inclina la tête. Un léger sourire naissant sur ses lèvres.


"Couvrez toujours vos arrières... Dame Dariane."

Il se détourna alors et sortit à l'exterieur, sa cape rabbatu tout autour de lui. Il se dirigea contre la roche qui se dressait sur un côté du col. Il y avait déjà repéré une petite saillie qui le protègerait partiellement de la pluie. Il s'y étendit donc et se coucha protégé des quelques gouttes qui parvenaient jusqu'à lui grâce à sa cape. Il s'endormit aussitôt, sombrant dans un profond sommeil. Son corps avait beaucoup de fatigue à effacer.
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Dariane




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Lun 19 Mar - 22:50

Une main épaisse et rugueuse secoua l’épaule de la jeune femme endormie. Dariane ouvra les yeux et reconnu Felmir à ses cotés.
« Il est temps, Dame, le soleil fait poindre ses premiers rayons. »

« Prépare moi ton tort boyau que tu ingurgite tout les matins, j’ai mal dormit ! »

Felmir se retira avec un léger sourire, et Dariane, après s’être étiré, se pencha sur la couche de Faramir. Après l’avoir embrassé, elle surveilla ses réactions. Elle palpa son pouls et après avoir poser sa main sur son front, elle fut rassurait. Certes, il ne se réveillait pas mais son état était stable !
Elle émergea de dessous la toile, ébouriffée et de mauvaise humeur, en accord avec le temps. Anginnas avait eut raison, on ne pourrait partir de ce rocher ce jour !

Dariane organisa donc la journée en fonction de la fatigue de chacun. Tout d’abord elle demanda à Felmir de redescendre rechercher les rôdeurs manquants. Puis elle envoya Fadein avec une équipe faire du ramassage de simples. Les tours de gardes étaient toujours d’actualité et les rôdeurs tenaient à ne pas se laisser surprendre. Dariane allait d’un groupe à un autre, rassurant et remontant le moral des hommes. Une fois le tour fait, elle se retrouva désoeuvrée et retourna ses idées noires prés de la couche de son amant.
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Anginnas




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Mar 20 Mar - 11:51

L'activité du camp dans le jour naissant réveilla Anginnas. Son sommeil avait été profond et réparateur. Une vieille habitude de profiter au maximum de tous les moments de repos qu'il parvenait à se ménager.

Il se redressa avec une légère grimace en sentant les courbatures de la veille. Une journée d'attente se profilait... Mais il n'allait pas rester inactif pour autant. Il passa d'abord un long moment à contempler le versant qu'ils devraient descendre dès que le terrain serait praticable en se restaurant. Il entendait derrière lui le camp s'activer et s'organiser.

Puis une fois qu'il fut satisfait de son observation il s'étira pour détendre ses muscles contractés et se dirigea vers la tente où reposait Faramir et dans laquelle il se doutait de trouver Dariane à présent que les ordres étaient distribués.

Il entra dans la tente et se redressa à côté de l'entrée. Il vit qu'il avait vraisemblablement surpris la jeune femme plongée dans ses pensées. Pas de joyeuses pensées d'après son visage. Il valait mieux qu'elle s'occupe. Et il avait de quoi lui en fournir une occasion.

Après l'avoir saluée de la tête il lui expliqua la raison de sa présence.


"Je viens vous trouver pour évoquer la future descente. Dès que le sol sera plus praticable nous pourrons repartir. Mais porter le poids de votre capitaine va rendre le trajet extrèmement dangereux. Il faut réduire ce risque au maximum.
Pour cela nous aurons besoin de cordes. Il faudrait que les hommes désoeuvrés préparent des longueurs de cordes et des noeuds qui nous premettront de descendre en nous assurant les uns les autres. Je leur montrerais comment procéder s'il le faut.
Pour votre capitaine, il va falloir constituer un travois en utilisant de la toile attachée à des bouts de bois idéalement ou autre soutien, sur lequel il sera solidement fixé. A chaque coin de ce travois il faudrait attacher une petite distance de cordes pour qu'il puisse être retenu et dirigé par des hommes qui auront besoin de leurs mains. En effet ces cordes, garnies d'un noeud adequat, pourront être passée autour d'un de leur bras et leur premettront de garder la mobilité nécessaire à cette descente.

D'ailleurs vous devriez y participer, vous avez besoin de vous occuper."


La franchise de la dernière phrase pouvait surprendre. Mais l'interlocuteur de Dariane n'était pas un des rôdeurs à ses ordres, et être franc était dans sa nature d'autant plus qu'il n'était pas retenu par un rapport de subordonné.
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Dariane




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Mar 20 Mar - 14:17

Le mercenaire avait interrompu le fil de ses pensés lorsqu’il avait pénétrait sous la toile. Dariane écouta le discours du mercenaire, acquiescant à sa remarque. Il était vrai que la descente serait périlleuse et le poids de Faramir pourrait rendre mortel tout erreur. Dariane s’en voulait de ne pas avoir eu l’idée avant, ce qui renforça sa bougonnerie. Elle tenta de rien laisser paraître mais ses hommes sentirent la tension en elle lors qu’elle transmit, aussi ne relevèrent-ils pas et exécutèrent de bonne foi. Ils préféraient d’ailleurs cela que de rester à rien faire. Dariane ne pouvait se résoudre à les aider, elle supervisait l’avancer des travaux mais son esprit s’égarait constamment .La responsabilité du groupe et la survie de Faramir occupaient toute ses pensés. Le retour à Minas Thirit lui semblait loin et le voyage épuisant. De plus, si Faramir ne se réveillait pas, ce serait à elle qui devrait rendre son rapport à Eldarion, son roi. Et puis cela sonnerait le glas à l’association que la compagnie et le mercenaire. Malgré le peu de temps passait à ses cotés, Dariane reconnaissait ses compétences en tant que guerrier et une expérience du terrain qui palier ses propres faiblesses. Et puis sa présence lui apportait une certaine confiance en elle, surtout depuis que Faramir était blessé.

Le jour s’écoula en douceur, les cordes seraient finies avant la nuit, fadein avait récoltés suffisamment de simples pour tenir jusqu’à leur retour et les rôdeurs du groupe du mercenaire étaient remontés. Tout le monde se portait pour le mieux et chacun recouvrait ses forces à son rythme. Dariane s’éloigna un peu du groupe qui commençaient à se restaurer, avant de reprendre les tours de garde pour la nuit.

Examinant le ciel, elle put constater qu’il s’éclaircissait à l’ouest, annonciateur de beau temps pour le lendemain matin. Ainsi si toutes les conditions seraient réunies, ils pourraient entamer la descente dans la matinée. Elle aimait ces moments de calme dans la journée, pouvant apprécier le paysage et la paix alentour. Les bras de Faramir lui manquaient, elle aurait aimé se blottir contre lui et goûter à sa chaleur. Les images de leur seule nuit d’amour lui revinrent à l’esprit, le plongeant dans une douce nostalgie…
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Anginnas




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Mer 21 Mar - 18:54

Lorsqu'il vit Dariane accepter et sortir rapidement de la tente il comprit qu'elle s'en voulait de ne pas avoir tout prévu pour aider son amant à s'en sortir. Il ne fit aucun commentaire, car il n'y en avait aucun à faire. Elle était tourmentée par la survie de ce-dernier et il le comprenait.

Il aida les rôdeurs à mettre en oeuvre ses directives d'un oeil avisé. La journée s'écoula ainsi, les différentes tâches occupant les hommes leur permettant de se reposer après les efforts de la veille. Le mercenaire observait l'air de rien, regardant le comportement des hommes sachant leur capitaine gravement blessé et devant s'accoutumer à une nouvelle commandante pas forcément très expérimenté avec leur groupe. Globalement ils le supportaient sans problème. L'ordre régnait et tous la respectaient, tout comme ils commençaient à le respecter lui... Il avait fait ses preuves et les rôdeurs n'ignoraient pas les conseils qu'il donnait à Dariane et avait donné à Faramir.


Le soir commença à étendre son ombre. Comme à son habitude Anginnas partagea les rations des rôdeurs mais mangea un peu à l'écart, dans l'ombre, contre la roche.

C'est là qu'observant les changements du temps il aperçut Dariane qui regardait mélancoliquement le ciel, elle aussi à l'écart. Il laissa échapper un petit soupir.
Puis il fit une chose qu'il n'avait pas fait depuis de longues années. Il se leva sans bruit et s'approcha d'elle, croisant les mains devant lui. Il s'arrêta à un mètre derrière elle, suivant son regard dans le ciel. Puis il lui parla doucement, sa voix grave se distinguant du bruit des conversations animées du campement sans les recouvrir.


"Il s'en sortira vous savez... Il est beaucoup plus robuste que le commun des mortels. Demain nous descendrons de cette barrière rocheuse et ils recevra les soins complémentaires qui le remettront sur pied."

Il eut un mince sourire rassurant et... chaleureux. Son visage fermé et dur semblait soudain révéler un autre côté de sa personnalité, peu visible mais qui s'exprimait à cet instant.
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Dariane




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MessageSujet: Re: un bivouac en Mordor   Mer 21 Mar - 22:13

Au son de sa voix, Dariane sursauta, saisit alors que son esprit divaguer. Elle se retourna donc vers le mercenaire, ses yeux largement ouvert sous l’effet de la surprise. Elle le contempla quelques secondes. Lui aussi avait souffert ces derniers jours, mais cette journée de repos forcé lui avait rendus des couleurs et il semblait en pleine forme. Elle soupira et à travers ce souffle toutes les tensions en elle remontèrent, baissant toutes ses barrières psychiques. C’est avec émotivité qu’elle répondit au loup solitaire :

« Arriverons-nous à temps, il a perdu beaucoup de sang et à sombrer dans les bras de NÀMO depuis trop longtemps déjà. Et puis, tu avais raison, je ne suis pas capable de commander cette compagnie. Les hommes ont confiance en moi, c’est juste moi qui doute des décisions et qui pense pas à l’essentiel, à l’évident ! »

Elle ne cessait de piétinait, se passant et repassant la main sur son front, sa joue blessée, s’essuyant le menton. Ses yeux fuyaient le regard du mercenaire et sa voix commençait à porter.

« Comment vais-je faire une fois que tu sera partit, parce que tu partira tôt ou tard, hein, tu le fera n’est-ce pas ?! Je sais bien que désormais je fais partie corps et âme à cette unité et que j’y suis bien vu et respectée. Mais je ne sais pas commander, c’est pas mon truc. Moi, mon truc, c’est de foncer tête baissée, ma lame à la main. Et puis de soigner les autres aussi, ça je sais faire ! »

Dariane était partie dans un monologue désespérant et désespéré. Voyant que les hommes en arrière commençaient à vouloir s’intéresser, elle baissa le ton et l’attira plus en aval, vers les roches, ou elle s’y assit.

« Excuse mon comportement, loup solitaire, j’ai fini de cracher mon venin. Tous les soucis de ses derniers jours m’ont déstabilisé, mais je ramènerais Faramir à Minas Thirit et tu m’y accompagneras. Je peux avoir ta confiance ? »

Elle avait posé cette dernière question et attendait sa réponse. Elle savait qu’il prendrait son temps, à son habitude et elle respecta son silence.
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